samedi 31 janvier
The Mask


(Spéciale kassdédi à la reine du cosméto maison : t'inquiète pas pour les partiels, t'es une Rock'N'Rolla, baby !).
jeudi 29 janvier
Le début de la BD des "24 h"
Mais je pense très sincèrement qu'il n'y aura jamais de fin.




...
mardi 27 janvier
Snif
Les 24 h de la BD s’arrêtent là pour moi.
Pour plusieurs raisons en fait.
Déjà la contrainte spatiale (bon sang un MUSEE, quoi) m’a traumatisée. Personne n’aime les musées, pas vrai ?
Je veux dire les visiter pourquoi pas, il paraît que c’est possible. Mais les dessiner, bon sang…
Au début j’ai tenté d’affronter la difficulté, ou encore de contourner avec adresse, j’ai finalement écrit une histoire qui commençait et finissait dans le lieu imposé mais cela m’a très bizarrement refroidie. Je m’attendait à une contrainte du style "en page 16 le personnage principal mange une raclette". Je ne suis pas assez accommodante, une simple déconvenue et j’ai perdu tous mes moyens.
De plus, depuis ce matin je suis très bouleversée émotionnellement. Car j’ai eu les résultats de ma prise de sang. Et il semblerait que même quand je fais tout bien mon régime mon métabolisme (qui est très vilain) fabrique quand même du cholestérol en riant comme une canaille.
Pour me changer les idées, après une telle nouvelle, j’ai traversé toute la ville en long, en large, en travers, à la recherche des fameux stylos festifs conseillés par La Hud’ il y a peu. (Au fait, tu sais qu’en vrai j’ai déjà le stylo « brush » en noir et en bleu ? Et j’avais bêtement oublié de les photographier alors que je me sers du noir assez souvent)(ah la la). Enfin bon, j’ai écumé toutes les papeteries du coin (et il y en a plein) et toute à mon élan, après avoir fait total chou blanc, je suis rentrée à pied jusqu’à chez moi.
(La marche c’est bien bon pour le cholestérol, vois-tu).
Bon ben à l’heure actuelle je suis sur Ebay à la recherche d’une nouvelle paire de rotules, parce que mes genoux font si mal que je voudrais juste les jeter et en avoir des neufs.
Au fait, quand tu passes une nuit blanche, tu te sens comment après ? Tu as les articulations qui brûlent ? Le dos qui fait mal ? Moi ça me le fait à chaque fois. Et comme là il n’est que 20 h (l'heure à laquelle j'ai tout abandonné, oui) et que je suis DÉJÀ déchirée, je n’ai pas bien envie de me prendre en plus une nuit de veille dans les dents.
Globalement j’ai fini entièrement le story board, l’histoire est dans ma tête, je la trouve un peu obscure mais bon…
J’ai crayonné quasi la moitié et encré déjà deux planches.
Mais je ne suis pas convaincue par ce que je fais.
C’est laborieux et je sens qu’une fois fini je ne vais pas du tout le revendiquer.
Je n’ai pas envie de passer du temps, de l’énergie, de l’envie de dessiner dans quelque chose qui ne me plaît déjà plus.
Je me souviens que lorsque j’avais illustré l’histoire de la messe de Monseigneur Filochard j’avais passé une semaine (ou dix jours, j’sais plus) incroyablement passionnée, à planer en tâchant chaque jour un peu plus de construire et peaufiner ces illus. Neuf mois après, même si je ne referais sans doute pas la même chose, je les aime toujours autant.
Là, en regardant ma première planche je voudrais déjà la fiche à la corbeille.
Plus que la consigne, ce qui a choqué mon petit esprit de dalma douillet, c’est la contrainte du temps qui m’a freinée. Travailler dans l’urgence c’est une chose, j’aime bien m’y prendre toujours un peu au dernier moment quand j’ai un truc important à faire. Mais là 24 h pour un travail que je n’avais jamais effectué (une BD de 22 pages bon sang) et pour lequel je ne disposais d’aucuns repères ce fut trop.
Parce que lorsqu’on tombe de cheval il faut remonter tout de suite j’ai réalisé vite fait une petite BD.
Tu m’en diras des nouvelles.
(Oui, je me venge bassement sur un personnage du blog de la déconvenue de la journée mais avoue qu’il l’a bien mérité).





"Dessine moi un musée"
Cher blog,
J’ai décidé de te tenir au courant en temps réel de cette formidable aventure des temps modernes que sont les « 24 h de la Bande Dessinée ».
Cette note sera donc mise à jour tout au long de la journée, de la nuit, et encore de la journée (de demain)(cher Blog, si tu pouvais faire semblant de suivre ça serait encore mieux).
Alors voilà, c’est parti, attache ta ceinture et n’oublie pas ton fil dentaire, on ne sait jamais ce qui peut arriver.
15 h : je sais pertinemment depuis une semaine (un mail m’a été envoyé) que la consigne ne sera mise en ligne qu’à 15 h 15 mais je me précipite sur le site.
15 h 01 : bon, il n’y a rien. Mais c’est normal.
Je stresse, c’est trop bon.
15 h 03 : je dis à w3c sur msn que je stresse et là il dit qu’il comprend.
15 h 04 : c’est cool.
15 h 14 : cher Blog, je dois maintenant retourner sur le site pour voir la consigne. Bon sang, je n’ai jamais autant eu envie de n’avoir pas appris à dessiner.
15 h 15 : le site plante. Je n’aurais jamais la consigne. Je vais mourir sans avoir jamais eu la consigne. Bouhouhooooooouuuuuuuu !
15 h 17 : la consigne est : « L'histoire doit être muette et se dérouler dans un musée ».
Je suis contre cette consigne. J’aurais voulu que la consigne soit « dessinez un wombat en page 3 ».
15 h 18 : le monde est cruel.
15 h 20 : bon ben comme j'ai déjà perdu 20 minutes je commence, hein.
(Mais pour la première fois depuis que je me suis inscrite je me dis que je vais peut-être ne rien mettre en ligne, finalement).
16 h 14 : cher Blog cela fait maintenant une heure que je flippe à la recherche d'une idée. Je pense que je suis trop punk pour suivre une consigne à la lettre. Obligé que je vais transgresser.
16 h 25 : on dirait que j'ai une idée.
17 h 38 : j'ai terminé le story-board ! (Enfin presque mais j'aime me réjouir à l'avance). C'est à dire que j'ai pris 24 feuilles de papier machine, j'ai dessine très très vite fait une couverture, une quatrième de couverture, et plus ou moins 22 pages (c'est la PREMIÈRE FOIS de toute ma vie que je dessine dans des cases)(c'est très bizarre). Maintenant je vais prendre le beau bloc de papier acheté pour l'occasion et je vais commencer à crayonner. J'envisage donc d'y passer de looooongues heures. Ah, et un truc me chifonne dans la consigne (« L'histoire doit être muette et se dérouler dans un musée ») : ça sous entend bien que TOUTE l'histoire s'y passe, pas vrai ? Parce que j'ai la légère impression qu'à la page 12 mon personnage en sort, du fameux musée. Pour y revenir à la page 22. Ahem. Mais même si je transgresse un peu la consigne les organisateurs des 24 h de la BD ne peuvent pas venir chez moi pour m'engueuler très fort, pas vrai ?
18 h 54 : j'ai déjà crayonné trois pages, bon sang, je suis une déesse de l'efficacité !!!
19 h 30 environ : euh... C'est fini pour moi.
Voilà.
lundi 26 janvier
"Tiens, voilà du boudin"
Aujourd'hui on m'a fait sortir dans la nuit noire à 7 h 05 (personne ne m'avait prévenu qu'il ferait nuit, j'ai frôlé l'infarctus de rage) pour prendre un bus non festif au possible et aller me faire charcuter une veine en vue de, je cite "effectuer une prise de sang".
Je suis rentrée dans le dedans du laboratoire à 7 h 30 (gniiiii) pour en ressortir à 7 h 45 (re-gniiiii) et il faisait toujours aussi sombre.
Ai-je pensé à mentionner qu’il pleuvait à verse sa race de chez sa race espèce de flotte débile ?
Que j’étais à jeun bien sûr ?
Et que je n’avais pu m’endormir la nuit précédente qu’à 1 h 30 ?
Je trouve que c’est globalement abusé.
Surtout quand on sait que je ne vais pas dormir dans la nuit de mardi à mercredi parce que s’y déroulent les 24 h de la BD.
Je ne sais pas à quoi joue la société en me martyrisant de la sorte mais moi je ne PEUX PAS me concentrer sereinement sur mon ulcère si l’on vient en permanence me torpiller des tas de litres de sang.
(Si si : une éprouvette = 2 litres de sang, tout le monde sait ça).
PS : je viens de répondre aux commentaires des deux dernières notes. Pas de doute, je gère la fougère.
dimanche 25 janvier
Avec un renard dedans
Les « 24 h de la Bande Dessinée » approchent à grands pas et moi je stresse beaucoup.
Ce pour plusieurs raisons.
Raison 1 : j’adore stresser, c’est comme une seconde nature chez moi.
Raison 2 : ma pote Delph et moi on fait un concours pour savoir qui aura son ulcère en premier.
Raison 3 : je n’ai jamais réalisé de BD de plus de 4 cases, là je suis censée remplir 22 pages.
Raison 4 : la gestion du temps, bon sang ! Je sens que l’idée géniale va arriver au bout de 18 h de recherche et qu’il va me rester 6 h pour tout crayonner, encrer et mettre en couleur.
Raison 5 : attends, là j’ai pas encore trouvé mais en cherchant un peu ça devrait venir.
Je suis allée acheter du matériel tout neuf hier matin.
Je te montre.
Comme ça tu sauras un peu comment je travaille.
(Moi ça m’intéresse toujours quand un illustrateur explique ses techniques de boulot alors vazy, fais comme si c’était Noël avec 11 mois d’avance).
En général je n’aime pas donner de l’importance au matériel, j’aime bien pouvoir griffonner un truc sur un coin de notes de chez Monoprix, c’est mon côté follement artiste (mais bon, une fois que tu connais le papier sur lequel Monoprix imprime ses notes tu fais généralement l’acquisition d’un carnet de croquis)(c’est comme automatique).
Il y a certains illustrateurs qui sont paralysés s’ils n’ont pas leur équipement complet sur eux.
Je trouve ça bizarre.
TRES bizarre.
Si ton style n’est plus reconnaissable quand on change la marque de ton stylo ce n’est pas le signe imminent qu’il faut changer de boulot, oh ???
(Je suis méchante, ouuuuuuuh je suis méchante).
Jusqu’en août dernier je préférais dessiner direct à la tablette graphique pour un résultat plus net. J’avais bien sûr souvent dessiné sur papier et pris l’illu en photo mais pour mettre en couleur ensuite c’était plus difficile.
Depuis que j’ai mon scanner en général je dessine avec mon joyeux critérium Bic Grip (car même si c’est ridicule le petit bout de caoutchouc est réellement d’un tel confort d’écriture qu’il est difficile de reprendre un critérium normal). Quand je me gourre ma fidèle gomme (Bic aussi)(c’est important une bonne gomme qui n’arrache pas tout ton papier) vient à la rescousse. La plupart du temps je dessine sur du papier machine.

Critérium : 0,70 euro.
Gomme : 1 euro.
(Plus tard, quand j’aurai gagné au loto, je dessinerai sur des feuilles en or massif avec mon stylet de diamant, c’est promis).
C’est avec cette technique que je fais les notes comme celle-là, par exemple.
Parfois je veux encrer par-dessus mon crayonné (ou alors dessiner directement avec un stylo).
J’ai pour cela le très fameux stylo-pinceau Pentel.

Ici, une illustration direct sans crayonné.
Mais je ne le maîtrise pas super bien, je pense continuer à m’entraîner en cachette puis un jour si ça devient bien je te montrerai le résultat.
Après avoir essayé pas mal de stylos à encre noire de toutes sortes et de toutes marques…
(Ici un Uni-Ball Vision Elite et un Papermate Liquid Expresso)(je RÊVE ou les fabricants de stylos craignent vachement au moment de baptiser leur dernière trouvaille ???).

Avec des résultats plus ou moins intéressants (là, par exemple, le trait est un peu pâteux, j’estime)…
J’ai fini par trouver que Staedtler n’est peut-être pas pour rien un fabricant de stylos de dessin technique.
Bon sang ces stylos sont coooooools.

(Ok, cette note est rédigée en même temps que je regarde le quatrième épisode de la saison 1 de How I Meet Your Mother alors si je dis n’importe quoi c’est normal)(par contre je commence à peine cette série alors tu n’as pas intérêt à me spoiler)(sans blague).

Ils existent en plusieurs épaisseurs : de 0,1 à 0,8 mm (soit 8 modèles de stylos différents, c’est précis !). Moi j’ai un 0,3 et un 0,7 mm (j’ai aussi un 0,1 mm mais je l’ai perdu)(comme je suis en train de ranger ma chambre j’espère le retrouver sous peu)(je ne suis pas très ordonnée, c'est vrai).
Enfin il reste une dernière technique vachement intéressante à maîtriser : la plume ma poule !
(mais pas la plume de poule, je pense que c’est trop peu solide).
J’ai acheté tout ce matériel-là quand j’ai illustrée l’histoire de La messe de Monseigneur Filochard. J’ai acheté un porte-plume Conté parce que c’est la marque des gagnants, tu vois parce que quand j’étais petite ma mère m’avait acheté le même, en rouge (ou alors il était à elle et je le lui piquais)(quand tu es enfant le monde t’appartient, c’est bien normal).

Et après j’ai acheté des plumes Conté parce que c’est la marque des gagnants, tu vois parce que c’était les moins chères.
Pour l’encre j’ai acheté de l’encre de Chine de la marque Winsor & Newton parce que c’est la marque des gagnants, tu vois parce que l’emballage était super rigolo.


Et maintenant, après avoir tout bousillé ma crédibilité, je te montre les essais que j’ai fait aujourd’hui. (Je ne me suis pas beaucoup appliquée sur les dessins, c’était le rendu au scanner qui m’intéressait).
Je rappelle que je ne sais toujours pas quelle technique utiliser pour les 24 h de la BD. Et que rien que d’y penser je sens mon ulcère se creuser.
Avec le Pentel :

Et en couleurs :

Verdict : non, faut vraiment que je retourne m’entraîner.
A la plume :

Et en couleurs :

Verdict : ça a naturellement du style, j’estime ! Souci : ça met douze plombes à sécher, et pour les 24 h de la BD je dois pouvoir rapidement gommer mon crayonné et scanner la planche.
Avec les stylos Staedtler :

Et en couleurs :

Verdict : c’est un peu moins stylé, MAIS en couleurs ça rend mieux que l’autre. De plus ça sèche très rapidement.
Conclusion : hmmmmm… pas de conclusion. On verra quand on y sera (mais toute remarque, idée, suggestion est bienvenue ! Sans rire, les enfants, j'adopte quel style, là ?).
Par contre je ne puis finir cette note sans te montrer cette très belle carte postale achetée à Londres il y a bien longtemps.
Elle me met vraiment en joie et en 2009 c’est décidé : je suis le renard jouasse grimpé sur le dodu derrière de la monture d’un chasseur à courre.

(Et je tire la langue au photographe).
...
jeudi 22 janvier
Le Kangourou de Noël
J’ai répondu à presque tous les commentaires du post précédent.
Il n’y a pas à dire, vous êtes sympas les gens.
Maintenant que La Hud’ m’a décrit précisément les conditions de travail d’une illustratrice je sais que je DOIS en faire mon métier.
Et c’est donc plus motivée que jamais que je vous présente le fougueux…
Kangourou de Noël !
Vu son nom tu imagines bien qu’il a été cousu de mes blanches papattes il y a déjà quelques temps.
Je l’avais quasi oublié mais il traînait en maugréant dans le fond de mon dossier « photos ». Il tournait et virait, faisait les 100 pas en claquant la langue.
Et parfois laissait échapper un soupir agacé.
On sentait comme une volonté d’apparaître enfin au grand jour, tu comprends.
C’est quand il a fait pipi dans mon dossier « notes de blog » que j’ai compris qu’il valait mieux que j’obtempère.

En fait mon œil avait été attiré début décembre par un magnifique (et très sobre) tissu imprimé « bonhommes de neige ». J’en avais acheté un coupon et m’étais cousu cette adorable pochette.


Mais comme je SENTAIS que ce tissu voulait exprimer un potentiel bondissant, j’ai donc saisi cet ouvrage que je te conseille vivement :
(clique sur la couverture pour en savoir plus)
(il est trop pas cher du tout).
Ce bouquin est très chouette, il propose plein de modèles, il y a une grande feuille contenant tous les patrons. J’ai déjà fait quelques bestioles et les explications sont très claires.
La chose verte à droite est donc un kangourou en velours, moi j’ai préféré un kangourou de Noël.

Quand je l’ai montré autour de moi les gens ont hurlé en disant « au secours, au secours, mes yeux fondent !! ».
Je pense que c’est parce qu’ils sont secrètement jaloux.
C’est la seule explication possible.

lundi 19 janvier
Je suis fatiguée

Très fatiguée, en fait.
vendredi 16 janvier
Des petits croquis
J'ai pris mon courage à deux mains et ressorti mon encre et mes plumes.
Évidemment au bout de 5 minutes j'avais de l'encre sur les doigts, sur la langue, sur le pull...
C'est pour cela que j'hésite souvent à employer cette technique qui est pourtant rien moins que fabuleuse. Parce que mon caractère festif et enjoué à tendance à faire valser l'encrier.
Un simple mouton :

Deux fillettes :


C'est très agréable de dessiner direct, sans crayonnés. Il faut dire que d'habitude je n'en fais quasiment pas, mais comme je dessine au critérium, je SAIS que si je rate je vais pouvoir gommer. J'évite, bien sûr, paresse oblige, mais c'est une soupape de sécurité.
A l'encre, c'est agaçant, le dernier trait peut gâcher tout le dessin s'il est mal placé.
(Quand je réalise cela je me mets à fabriquer plein d'adrénaline et je trouve que c'est bien rigolo).
mercredi 14 janvier
Gloria Lawkins la joueuse de piano
Ambiance années folles pour ce croquis festif.


